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Les différentes formes d'énergie

Toute classification est plus ou moins arbitraire. Nous tenterons de classer les formes d'énergie selon leur provenance dans la nature et selon le phénomène physique principal qui les concernent.

Le tableau qui suit est un résumé de toutes les formes d'énergie théoriquement disponibles. A ce sujet, il faut être clair : la science ne découvrira pas bientôt une nouvelle énergie, la probabilité est voisine de zéro, quels que soient les efforts de recherche, tout comme la probabilité que les physiciens découvrent un jour une cinquième force fondamentale est voisine de zéro (pour mémoire, les quatre premières sont la force de gravité, la force électromagnétique, l'interaction forte et l'interaction faible).

Bien entendu, les catégories qui sont présentées ici sont susceptibles de certaines variations et peuvent encore être subdivisées en sous-catégories.

Nous essayerons ici d'expliquer, le plus clairement et le plus simplement possible, ce qu'est chaque forme d'énergie primaire et d'en dresser un inventaire qui n'oublie aucune catégorie. Toute suggestion ou remarque au sujet de cette page est bienvenue.

Résumé

Les différentes formes d'énergie, rassemblées dans le tableau ci-dessous, sont ensuite présentées plus en détail tout au long de cette page.

Formes primaires Classiques Solaire ancien Charbon
Pétrole
Gaz
Non conventionnels (schistes bitumineux, sables asphaltiques, hydrates de méthane)
Solaire récent Biomasse
Hydraulique
Eolienne (et houle et courants marins)
Photovoltaïque et Thermique
Non solaire Géothermique
Marées
Relativistes Fission Uranium235
Plutonium et Thorium
Fusion Deutérium et tritium
Formes secondaires Electricité
Hydrogène
Essence, Gasoil, Kérosène, Coke...
...

Quantité ou qualité ?

La qualité de l'énergie est tout aussi importante que sa quantité. Quand on parle d'énergie, il ne faut pas mélanger les pommes et les poires. Du point de vue de la physique, les énergies thermiques ne sont pas équivalentes aux autres et il faut faire la différence entre équivalence et substitution. A ce sujet on parlera aussi d'exergie, de cogénération et de pompe à chaleur.

I Les énergies primaires

Nous ferons une distinction, essentielle pour l'analyse des ressources énergétiques, entre les énergies primaires et les énergies secondaires.

A Les formes classiques

Pour classer les énergies primaires, nous ferons ensuite la distinction entre les formes classiques d'énergie, les plus courantes, et les formes relativistes ou énergies nucléaires.

1 Le solaire ancien

Le rayonnement solaire, rayonnement électromagnétique résultant des réactions de fusion nucléaire au sein du soleil, est à l'origine de pratiquement toutes les formes d'énergies classiques. Le (très petit) solde non-solaire a été emmagasiné lors de la formation de la Terre, sous forme de chaleur et d'isotopes radioactifs, ou dans notre système planétaire sous forme d'énergie de rotation.

Le rayonnement solaire reçu par la Terre est donc la principale source d'énergie classique. Pour l'étude des enjeux énergétiques, il est naturel de faire la distinction entre :

Pendant des centaines de millions d'années, le rayonnement solaire a permis le développement des plantes et de la biomasse en général. Lorsqu'une petite partie de cette biomasse (moins de 1%) s'est trouvée enfouie, elle a pu évoluer jusqu'à former du pétrole, du gaz et du charbon (le carbonifère, principale période d'accumulation du charbon, a par exemple duré environ 70 millions d'années). C'est ce solaire ancien qui assure plus des trois quarts de notre consommation actuelle d'énergie. Pour fixer les idées, on peut considérer que, au rythme actuel, en deux siècles, nous aurons consommé le capital d'énergie solaire accumulé pendant deux cent millions d'années ! Nous consommons donc les combustibles fossiles un million de fois plus vite qu'ils ne se sont accumulés.

Les combustibles fossiles, ceux qui résultent de l'action du solaire ancien, sont des hydrocarbures, c'est-à-dire des composés d'hydrogène et de carbone, en proportions variables : très peu d'hydrogène pour le charbon (CH), un peu plus pour le pétrole (CH2) et encore plus dans le cas du gaz naturel (CH4). Le contenu énergétique des combustibles est exprimé par leur pouvoir calorifique, il s'agit d'énergie sous forme chimique. On distingue habituellement :

En plus de ces combustibles fossiles conventionnels, il faut, pour être complet, faire encore mention de combustibles fossiles non-conventionnels :

Profitons-en pour aborder un aspect important, trop souvent négligé, de l'extraction des combustibles fossiles : l'autoconsommation. S'il faut une quantité appréciable d'énergie pour extraire et raffiner un combustible ou un carburant à partir d'un gisement, un problème se pose. S'il faut un kilo de pétrole pour produire un kilo de pétrole, il n'y a plus aucun intérêt à procéder à l'opération, d'autant plus que l'on aura quand même transformé la totalité du carbone contenu en CO2.

Cette question de la quantité d'énergie nécessaire pour extraire une quantité d'énergie donnée (combien de tep pour extraire une tep par exemple) se pose d'ailleurs pour l'ensemble des combustibles fossiles. Au début, le pétrole jaillit parfois spontanément et il faut très peu d'énergie pour l'extraire. Idem pour le gaz et même pour le charbon qui se trouve dans de grosses veines pas trop profondément enfouies. Avec le temps et l'épuisement progressif des réserves, les choses se gâtent et il faut de plus en plus d'énergie pour extraire le combustible fossile résiduel qui est de moins en moins accessible. Malheureusement, cette consommation n'est généralement pas reprise dans les statistiques internationales. Elle pourrait constituer une surprise "cachée".

2 Le solaire récent

Ce sont les formes d'énergie qui résultent de l'action du rayonnement solaire à une époque récente (jusqu'à quelques années) : croissance de la végétation, évaporation de l'eau, mouvements atmosphériques ou marins, etc. On distingue habituellement :

On peut encore mentionner le mouvement de surface des océans, les vagues ou la houle, qui résulte du passage du vent et qui peut également produire de l'énergie. Enfin, on peut citer les courants marins, qui sont une conséquence plus complexe du cycle de l'eau et du réchauffement des océans par le soleil.

3 Le non solaire

Dans la nature, on trouve également quelques formes d'énergie classiques non solaires. Cependant leur importance est modeste comparée aux autres énergies primaires.

B Les formes relativistes

Depuis le début du XXème siècle, on sait que matière et énergie sont liées par la relation E = m.c2 (équation d'Einstein). L'énergie est égale au produit de la masse par le carré de la vitesse de la lumière. Ainsi, un kep d'énergie (42MJ) correspond à une masse de 46,7 millionièmes d'un milliardième de gramme. C'est en raison de l'extrême petitesse de cette valeur que cette équivalence a été découverte si tardivement.

Fission noyau d'uranium

En parallèle, des mesures extrêmement précises ont permis de découvrir que lorsqu'on brise un noyau lourd (l'Uranium 235 par exemple), la masse totale des morceaux (rubidium 93, césium 140 et deux neutrons par exemple) est plus petite que la masse du noyau initial. C'est cette masse disparue lors de la désintégration du noyau lourd que l'on retrouve sous forme d'énergie. Ce processus est à la base de la bombe atomique de Hiroshima, de la radioactivité naturelle (importante source de chaleur dans manteau de la Terre) aussi bien que des centrales nucléaires actuelles.

Fusion en un noyau d'hélium

Mais on a également remarqué que lorsqu'on arrive à "fusionner" des noyaux légers (deux noyaux de deutérium par exemple), la masse diminue : la masse obtenue (de l'hélium 3 et un neutron par exemple) est plus petite que la somme des masses des noyaux de départs. Là aussi, cet écart de masse est libéré sous forme d'énergie. Ce principe est à la base de l'énergie rayonnée par le soleil, des bombes à hydrogène, mais aussi du fameux projet ITER, dans lequel certains scientifiques entrevoient l'avenir énergétique lointain de l'humanité. Si la fission existe à l'état naturel sur Terre, il n'en est pas de même de la fusion, qui se rencontre essentiellement dans les étoiles.

Pour qualifier ces écarts de masse, on parle de défaut de masse qui, en vertu de l'équation d'Einstein, est la cause du caractère exothermique des réactions nucléaires de fission des noyaux lourds et de fusion des noyaux légers.

1 La fission

2 La fusion

La fusion nucléaire est un objectif technologique extraordinairement ambitieux que nous sommes très loin de maîtriser.

Jusqu'à ce jour quelques installations dans le monde (Tokamak en Russie par exemple) ont réussi à atteindre les conditions de température et de pression nécessaires à la fusion des deux isotopes de l'hydrogène (un proton) que sont le deutérium (un proton et un neutron) et le tritium (un proton et deux neutrons) pendant quelques toutes petites fractions de seconde.

Le projet mondial ITER, qui va démarrer à Cadarache en France, a pour objectif de maintenir une fusion de deutérium et de tritium pendant quelques minutes, tout en produisant plus d'énergie qu'il n'en consommera. Et pour atteindre ce modeste objectif, les physiciens et ingénieurs se donnent une quarantaine d'années.

Après, il faudra encore d'autres projets de recherche pour s'assurer que l'on peut fabriquer des enceintes de réacteur capables de supporter pendant plus de quelques semaines, sans être détruites, le flux de neutrons extrêmement énergétiques produits par la fusion. Certains physiciens, dont un prix Nobel japonais, pensent qu'on n'y arrivera jamais. Enfin, si l'on trouve dans l'eau les quantités de deutérium nécessaires, il n'en est pas de même du tritium, qui devra être produit, probablement à partir du lithium.

En résumé, aucun scientifique ne peut garantir que cette technologie aboutira un jour, tout comme aucun scientifique ne peut certifier que l'on n'y arrivera jamais.

II Les énergies secondaires

On parle aussi de vecteurs énergétiques c'est à dire de formes d'énergie, autres que les énergies primaires, et qui servent d'intermédiaires ou sont utilisées pour la consommation finale.

On utilise une énergie secondaire parce qu'elle est plus "pratique" que la forme primaire (ou qu'une autre forme d'énergie secondaire). Les lois de la physique, et en particulier de la thermodynamique, précisent toutefois que la quantité d'énergie secondaire produite par la transformation est toujours inférieure à la quantité d'énergie primaire utilisée pour la transformation. Il y a toujours une perte, plus ou moins importante, dissipée sous forme de chaleur qui n'a plus d'utilité. Cette dissipation dépasse habituellement les 50% lorsque l'on passe d'une énergie thermique à une énergie électrique ou mécanique. Ce n'est pas toujours la maladresse des ingénieurs qui explique ces pertes mais ce sont souvent des lois de la physique.

En raison de la très grande variété des énergies secondaires et du peu d'intérêt de la chose dans le cadre de notre étude, nous ne tenterons pas d'en dresser une liste exhaustive. A titre d'exemple, on citera cependant quelques formes d'énergies secondaires :

Qualité ou utilité de l'énergie

Ce sujet extrêmement important est cependant moins familier à beaucoup. Nous tenterons de l'éclairer de différentes manières, avec l'exergie, la cogénération, la pompe à chaleur, etc. La discussion qui suit n'est vraiment utile que lorsqu'il est question d'énergie sous forme de chaleur. Cependant la chaleur est une forme d'énergie que nous utilisons beaucoup. De plus elle constitue l'état ultime normal dans tous les processus.

Il faut d'abord rappeler que l'énergie ne se consomme pas, au sens ou elle disparaîtrait, mais elle se transforme, en une ou plusieurs étapes, en perdant chaque fois une partie de "qualité", jusqu'à ce qu'elle ne soit plus considérée comme utile. Si on fait un tour en voiture, l'énergie chimique du carburant se transformera finalement en chaleur, dans le moteur et la mécanique, mais aussi dans tous les frottements au sol et dans l'air. Il n'y a eu aucune énergie perdue, elle a été transformée. C'est bien ce que dit le premier principe de la thermodynamique qui affirme l'équivalence entre énergie mécanique et thermique.

Equivalence ne veut cependant pas dire égale qualité ou utilité. De la chaleur à 500°C est utile pour produire de l'électricité dans une centrale alors que la même quantité de chaleur à 60°C ne le serait pas (par contre, elle serait utile pour chauffer une maison). Enfin, la même quantité de chaleur à 0,1°C, s'il fait 0°C, n'a plus aucun intérêt. D'ailleurs personne ne vous en donnera un kopek. Donc, la qualité ou utilité de l'énergie est nulle à température ambiante et augmente avec la température, jusqu'à égaler celle de l'énergie mécanique (ou autre énergie non thermique). Le second principe de la thermodynamique affirme que, dans un système isolé, la qualité de l'énergie ne peut que se dégrader (on dit que son entropie ne peut qu'augmenter). Ainsi, spontanément, la chaleur passe du plus chaud au plus froid et la chaleur produite par une ampoule électrique ne risque pas de redevenir de l'électricité.

Soyons clair (si possible), le second principe n'empêche pas que la "qualité" d'une partie de l'énergie puisse être améliorée, mais il exige que cela soit compensé par une dégradation au moins aussi importante d'une autre partie de l'énergie. C'est pour cette raison que l'on peut partiellement transformer de la chaleur à 500°C en électricité, dans une centrale électrique par exemple.

Exergie

Puisque la quantité d'énergie est insuffisante pour définir l'utilité d'une énergie et qu'il faut également, dans le cas des énergies thermiques, tenir compte de sa "qualité" les ingénieurs utilisent une autre grandeur nommée exergie. Pour toutes les formes d'énergie, excepté la chaleur, l'exergie est exactement égale à l'énergie. Par contre, pour la chaleur, l'exergie dépend aussi de la température. Elle vaut zéro à la température ambiante et augmente lorsque la température augmente, jusqu'à tendre à égaler l'énergie.

On calcule l'exergie d'une certaine quantité de chaleur par la formule

Exergie = Energie x (T - T0)/T

T et T0 sont respectivement la température à laquelle cette quantité de chaleur est disponible et la température ambiante, mesurées en °K (degrés Kelvin, il faut ajouter 273 à la température exprimées en °C)

Ainsi l'exergie d'un kep de chaleur à 500°C est de 0,65 kep si la température atmosphérique est de 0°C. A 50°C, elle n'est plus que de 0,15 kep. Par contre, un kep sous forme d'électricité possède une exergie égale à l'énergie : un kep.

Cette approche explique également pourquoi la vie est possible sur Terre. La Terre rayonne quasiment la même quantité d'énergie que celle qu'elle reçoit du Soleil. Cependant elle reçoit de la chaleur à 6000 °K (5.727 °C), température à la surface du soleil, alors qu'elle réémet la chaleur à environ 290 °K (17 °C). La "qualité" (l'exergie) de l'énergie émise est bien plus faible que celle de l'énergie reçue. C'est cette différence qui autorise que des réactions chimiques se produisent qui aboutissent à la formation d'organismes complexes et à la vie. On n'a pas utilisé de quantité d'énergie puisqu'on a réémis la même chose, on a utilisé une quantité d'exergie. On a utilisé la "dégradation" de la chaleur reçue pour, en partie, augmenter la "qualité" de certaines substances ou organismes.

Cogénération

La cogénération est la production combinée de chaleur et d'électricité effectuée dans le but d'améliorer l'efficacité énergétique. Une difficulté consiste à identifier un usage utile de la chaleur, en effet, elle se transporte difficilement et pas très loin.

Cependant, chaleur et électricité, indépendamment des quantités produites, n'ont pas la même "noblesse", pas la même utilité (surtout si la température de la chaleur est faible) et, par conséquent, pas le même prix. Par conséquent, il ne suffit pas de comparer les rendements énergétiques de la production de chaleur et d'électricité. Il est préférable de comparer les rendements exergétiques.

Comparons 3 situations :

La conclusion est claire, le troisième système est préférable aux deux premiers. Mais si l'on examine les rendements exergétiques, qui donnent une meilleure indication de l'utilité de l'énergie produite, on constate que la supériorité se marque surtout par rapport à la chaudière simple, plutôt que par rapport à la centrale électrique.

Ceci montre que, en ce qui concerne la cogénération, les efforts devraient surtout porter sur le remplacement des chaudières, dont le rendement exergétique est par nature très faible, par des systèmes de cogénération. Malheureusement, les systèmes de micro-cogénération ne sont pas (encore) suffisamment abordables et fiables, ce qui en rend l'usage difficile pour des particuliers. Par contre, les systèmes de cogénération devraient devenir la norme pour les chaufferies collectives.

Pompe à chaleur

Comme son nom l'indique, la "pompe" à chaleur prélève de la chaleur ambiante, dans l'air ou dans le sol, et en élève la température jusqu'à être suffisante, pour chauffer une maison par exemple. Cette transformation n'est cependant pas possible sans autre assistance. En effet, cela reviendrait à augmenter l'exergie de cette quantité de chaleur, ce que le second principe de la thermodynamique interdit. C'est pourquoi on fait appel à un système plus complexe qui utilise également une autre source d'énergie, généralement de l'électricité, afin que globalement il y ait transfert d'énergie sans augmentation d'exergie.

Prenons l'exemple d'une pompe à chaleur qui utiliserait 1 kep d'énergie sous forme d'électricité pour "pomper" 2 kep de chaleur à 0 °C et délivrer le tout sous forme de chaleur à 40 °C pour chauffer une maison.

D'un point de vue énergétique, on a utilisé 1 kep d'électricité qui, s'ajoutant aux 2 kep "pompés" dans le sol, fournit 3 kep de chaleur à 40 °C. Le coefficient de performance (COP), qui est le rapport entre l'énergie fournie (sous forme de chaleur à 40°C) et l'énergie "noble" (non gratuite) consommée est donc ici égal à 3.

D'un point de vue exergétique, on est passé de l'exergie puisée dans le sol, augmentée de celle consommée sous forme d'électricité pour arriver à celle du chauffage à 40°C. L'exergie du sol est nulle puisque l'on est à température ambiante, celle de l'électricité est égale à l'énergie (1 kep) et celle du chauffage est de 0,4 kep (3x40/313). L'exergie globale a donc diminué de 1 à 0,4 kep, ce qui est cette fois compatible avec les lois de la thermodynamique.

On en profitera pour dénoncer une fois de plus l'abus du terme géothermie dans le cas de ce type de pompe à chaleur. La chaleur du sol ou de l'air, lorsqu'elle est prélevée, provoque un refroidissement du sol ou de l'air, refroidissement qui sera lentement compensé, essentiellement par l'énergie du soleil (125 W/m2) et non par celle provenant du manteau terrestre (0,07 W/m2).

Equivalence et substitution

La comptabilité internationale des énergies, aussi bien que les débats sur les questions d'énergie, mélangent allègrement les pommes et les poires, en comparant des énergies dont la "qualité" est différente.

A titre d'exemple, prenons l'énergie nucléaire et l'énergie éolienne. Elles servent toutes deux essentiellement à la production de l'électricité.

En résumé, il faut 3 kep d'énergie primaire nucléaire, contre 1 kep d'énergie éolienne, pour produire un même kep d'énergie électrique.

Plutôt que de raisonner en équivalence, 1 kep pour 1 kep, quelle que soit la forme d'énergie, on peut raisonner en substitution : "par combien de kep d'énergie B faut-il remplacer 1 kep d'énergie A pour pouvoir produire la même quantité d'électricité ?"

La différence entre équivalence (à gauche) et substitution (à droite) est illustrée par le graphique suivant de l'Agence Internationale de l'Energie. C'est surtout l'énergie hydraulique qui se retrouve agrandie car c'est la seule (ici) qui corresponde directement à de l'énergie électrique alors que les autres ne peuvent être que partiellement transformées en électricité.

Equivalence ou substitution

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